mardi 11 septembre 2012

Risques cardiovasculaires

Avoir du ventre est aussi dangereux pour le cœur que l’obésité

Un tour de taille trop important augmenterait les risques cardiovasculaires, selon une étude américaine. Cette accumulation de graisse au niveau du ventre serait en effet aussi dangereuse pour le cœur que le surpoids.
  © iStockphotoAvoir du ventre est aussi dangereux pour le cœur que l'obésité
Avec un IMC normal mais un ventre « bombé », les risques pour le cœur seraient aussi importants que pour les personnes en surpoids. C’est ce que révèle une étude américaine menée par une chercheuse en cardiologie à la clinique de Mayo aux Etats-Unis. En effet, la graisse entourant l’abdomen ne se trouve pas sous la peau mais à l’intérieur du corps, et peut donc passer directement dans les veines.
« Des recherches précédentes avaient déjà montré que l’obésité abdominale était mauvaise, mais la nouveauté de cette recherche est que la manière dont sont distribuées les graisses est aussi très importante, même chez les personnes de poids normal. Ces personnes ont le plus haut risque de décès par maladies cardiovasculaires, même plus élevé que chez ceux considérés comme obèses selon leur IMC », explique Francisco Lopez-Jimenez, principal auteur de l’étude.
D’après les chercheurs qui ont suivi sur 12 785 personnes pendant 14 ans, les personnes avec un IMC normal mais avec un tour de taille élevé ont un risque de mortalité cardiovasculaire 2,75 fois plus élevé que la normale : « Notre recherche montre que si une personne a un indice de masse corporelle normal, cela ne doit pas pour autant lui faire croire que son risque de maladie cardiaque est faible. »

Contraception

La pilule masculine presque à portée de main ?

Une nouvelle molécule, nommée JQ1, pourrait être l’avenir de la contraception masculine. Ce composé utilisé dans le traitement contre le cancer a rendu infertiles des souris mâles sans effet secondaire notoire… à part une diminution du volume testiculaire. La pilule masculine sera-t-elle prescrite dans quelques années ?

Hommes et femmes ne sont décidément pas tout à fait égaux. Car si la pilule contraceptive féminine existe depuis 1956, l’homologue masculin n’est encore qu’une idée dans l’esprit des scientifiques. Pas de quoi les taxer de sexistes, ils sont juste limités par des physiologiques.
Pourtant, les tentatives ne manquent pas. Un traite considérations ment à base de plusieurs hormones passe l’épreuve du feu en étant testé par des volontaires lors d’un essai clinique. Même s’il se révélait efficace, son utilisation à grande échelle parait peu probable. D’autres molécules ont été éprouvées, mais les effets secondaires sur la santé et la fertilité qu’elles engendraient ont contraint les laboratoires à ne pas insister davantage.
Et voilà qu’une nouvelle solution pointe à l’horizon. Son nom : JQ1. Ce composé d’abord utilisé dans la lutte contre le cancer vient de démontrer dans la revue Cell tout l’intérêt qu’il représente dans la mise au point d’une contraception masculine efficace, en bloquant la spermatogenèse, le processus de fabrication des spermatozoïdes.
JQ1, la pilule de demain ?
Pas de cobayes humains dans cette expérience, mais des souris mâles ont reçu par injection la molécule infertilisante. Très vite, la production de gamètes a drastiquement chuté. Les quelques cellules sexuelles qui restaient en vie n’avaient pas leur mobilité normale. La fécondation d’une femelle est donc impossible.
La majorité des hommes se disent prêts à prendre la pilule contraceptive. Ils sont beaucoup moins nombreux à apprécier l'idée de sortir la poubelle ou demander son chemin à quelqu'un. Ont-il si peur que ça des enfants ?
La majorité des hommes se disent prêts à prendre la pilule contraceptive. Ils sont beaucoup moins nombreux à apprécier l’idée de sortir la poubelle ou demander son chemin à quelqu’un. Ont-il si peur que ça des enfants ? © Sirer,StockFreeImages.com
Lors du traitement, aucun effet secondaire sur la santé des rongeurs n’a été noté et la libido n’a pas non plus été affectée. Seul hic pourtant sans conséquence : la réduction du volume testiculaire. À l’arrêt des injections, les mâles ont connu le même succès reproducteur, preuve de la réversibilité du traitement, et les descendants n’ont manifesté aucun problème de santé ni quelconque malformation.
JQ1 inhibe l’activité d’une protéine uniquement retrouvée dans le testicule, nommée BDRT, en ciblant une région particulière. Cette molécule contribue en temps normal au remodelage de l’ADN nucléaire dans les derniers stades de la spermatogenèse et joue un rôle fondamental. On connaissait au préalable son pouvoir stérilisant puisque des individus porteurs de mutations dans le gène Bdrt ne produisaient pas de spermatozoïdes.
Les hommes se disent prêts à prendre la pilule
La communauté scientifique s’accorde pour dire que cette découverte, émanant de chercheurs du Baylor College of Medicine (Houston) et duDana-Farber Cancer Institute (Boston), est de taille. Il s’agit du premier contraceptif efficace qui n’affecte pas les taux d’hormones sexuelles. Même si dans l’expérience, JQ1 a été administré par voie sanguine, les auteurs affirment qu’une version orale, fournie dans une pilule, est tout à fait concevable.
En attendant, la molécule n’est pas encore prête à être testée chez l’homme. Avant cela, ces mêmes scientifiques espèrent trouver un dérivé de JQ1 encore plus spécifique pour une meilleure efficacité. Un médicament qui devra très probablement supprimer le seul effet secondaire remarqué, car si 70 % des hommes ont reconnu dans une étude récente être prêts à prendre la pilule si celle-ci venait à être commercialisée, accepteront-ils de voir leur virilité mise à mal ?
Source: notremonde.net 

dimanche 9 septembre 2012

Téléphone mobile et santé humaine


Le Wi-Fi des portables dégraderait l’ADN des spermatozoïdes   
Selon des chercheurs argentins, les émissions Wi-Fi d’un portable installé sur les genoux réduiraient la mobilité des spermatozoïdes et dégraderaient leur ADN. L’expérience a porté sur du sperme installé ou non à proximité d’un ordinateur en train d’émettre ces ondes.

Jusqu’à présent, les études retenues par l’OMS n’indiquent pas que les émissions Wi-Fi des appareils domestiques puissent représenter un danger pour la santé. Ces ondes, avec leur fréquence de 2,4 GHz, voisinent celles des fours à micro-ondes. Mais leur puissance de quelques dizaines de milliwatts est dix mille fois plus faible et vingt fois plus petite que celle d’un téléphone mobile.


Dans les laboratoires de Nascentis Medicina Reproductiva, à Cordoba (Argentine), Conrado Avendaño et son équipe ont mesuré un effet possible dans un domaine bien précis : la santé des spermatozoïdes humains exposés à une émission Wi-Fi toute proche.

Et leurs conclusions sont que la mobilité de ces cellules sexuelles se réduit tandis que les défauts dans leur ADN se multiplient. Le travail vient d’être publié dans la revue Fertility and Sterility.

Messieurs, jamais de portables sur les genoux

Pour l’expérience, le sperme de 29 donneurs a été séparé en deux séries de lots, les uns installés durant quatre heures sous un ordinateur portable téléchargeant des données via une liaison Wi-Fi et l’autre loin de toute émission et exposés aux mêmes conditions de température.
Les chercheurs constatent une réduction significative de la mobilité de ces cellules flagellées, un bon indicateur de leur santé et de leurs performances pour la reproduction.
Après quatre heures, 86 % des spermatozoïdes étaient encore en pleine forme dans les lots non exposés contre seulement 75 % pour les autres. À l’examen biochimique, ils comptabilisent trois fois plus de défauts dans l’ADN dans les cellules exposées. En revanche, ils ne notent aucune mortalité supplémentaire.

Les conclusions de l’étude ne précisent pas les causes exactes de cet effet ni s’il existe effectivement in vivo, donc chez un homme travaillant avec un portable. La dose de rayonnement reçue diminue en effet comme augmente le carré de la distance à la source de l’émission et les milliwatts du Wi-Fi s’épuisent vite quand on s’éloigne de l’émetteur. Il manque donc une expérience plus précise prenant en compte la distance.


D’après Conrado Avendaño, c’est la première étude mettant en évidence un tel effet. Mais ce n’est pas la première fois que l’on déconseille aux hommes de travailler avec un portable installé à proximité des parties génitales car la chaleur dégagée par un tel ordinateur a elle aussi un effet délétère sur les fragiles cellules sexuelles mâles.
Sources:http://santeinfos.blogspot.com

VIH/sida



  faites le test avec votre smartphone…

Après les tests à domicile disponibles aux États-Unis depuis juillet dernier, des chercheurs sud-coréens et sud-africains viennent de mettre au point une application pour smartphone capable de photographier des échantillons de sang pour déterminer la présence du VIH et la pertinence de mettre en place le traitement adéquat en fonction de l'état du système immunitaire.


De nombreuses études récentes ont montré que connaître son statut sérologique face au sida était un moyen de prévention particulièrement puissant. En effet, les personnes se sachant séropositives font plus attention aux autres et surtout en prenant leur traitement, elles sont moins contaminantes. Afin d’améliorer le dépistage, de nombreuses équipes de recherche travaillent sur de nouveaux tests permettant une réponse plus rapide et surtout un appareillage peu encombrant et moins couteux.

C’est dans ce contexte, que Jung Kyung Kim de l'Université Kookmin (Corée du Sud) et ses collègues sud-africains ont développé un système constitué d'un petit microscope mesurant 1 millimètre, un smartphone, et une lumière qui se fixent au-dessus de la caméra de ce dernier. Il suffit ensuite de déposer une goute de sang sur une plaque de verre et de placer celle-ci devant le microscope. Après c’est à l’application, baptisée Smartscope, de prendre une photo et de faire son travail d’analyse. En quelques minutes, le téléphone mesurer le taux des cellules CD4. Cible privilégiée du VIH, cette variété de globules bancs diminue avec l’aggravation de la maladie. Ainsi, il est possible de déterminer facilement si le patient a besoin d’amorcer ou non une trithérapie.

Pour l’instant, seul un prototype du Smatscope a été créé. Devant les résultats positifs des premières expériences, les chercheurs espèrent mettre en place d’ici peu un des essais cliniques à grandes échelles. Le but d’une tel système, n’est pas de permettre à tout un chacun de se tester à la maison, mais de permettre, dans certaines zones rurales notamment en Afrique du sud ou au Swaziland, régions durement touchées par la pandémie et où le matériel manque, aux personnels soignants de faire des tests avec un appareillage peu couteux et facilement transportable

samedi 1 septembre 2012


On savait le tabac nocif pour les artères. Le jaune d’œuf serait presque aussi dangereux. Il favoriserait en effet la formation de plaques d’athérome dans les vaisseaux sanguins, à l’origine d’infarctus et d’AVC, surtout à partir de la quarantaine.
Le jaune d’œuf est un aliment riche. Et pour cause : il est censé nourrir le poussin pendant sa gestation à l’intérieur de la coquille. Riche en oméga-3, en protéines ou en antioxydants, il contient également beaucoup de cholestérol (200 mg en moyenne). Or il est conseillé de ne pas dépasser les 300 mg par jour.
De précédentes recherches tendaient à rassurer, prouvant que la consommation de jaune d’œuf n’a pas d’influence sur les taux de cholestérol circulant. Alors peut-on le manger sans modération ? Une nouvelle étude publiée dans Atherosclerosis vient rompre cet optimisme et démontre qu’il a un impact néfaste sur la santé des artères, et donc la santé en général !
Le jeune d’œuf, fournisseur de plaques d’athérome
Les chercheurs de l’University of Western Ontario (Canada) ne se sont pas focalisés sur le cholestérol sanguin mais plutôt sur ses conséquences directes dans l’organisme : les plaques d’athérome. Elles correspondent à des amas de graisse obstruant les vaisseaux, diminuant le débit sanguin ou le bloquant entièrement, allant jusqu'à causer des infarctus ou des accidents vasculaires cérébraux (AVC).
À l’aide d’une échographie, les mesures des plaques d’athérome totales dans l’artère carotide (au niveau du cou), de 1.262 patients, (47 % de femmes) ont été effectuées. En parallèle, les volontaires, âgés de 61 ans en moyenne, ont répondu à des questionnaires portant sur leur mode de vie, la prise de médicament, leur consommation de tabac et bien sûr de jaunes d’œuf.
Les jaunes d'œuf se retrouvent dans beaucoup d'aliments : pâtisseries, panures, ou encore sauces ! Personnes à risques, veillez à ne pas en mangez trop ! © Zasypkyn, StockFreeImages.com
Les jaunes d'œuf se retrouvent dans beaucoup d'aliments : pâtisseries, panures, ou encore sauces. Personnes à risques, veillez à ne pas en manger trop ! © Zasypkyn, StockFreeImages.com
L’analyse des résultats montre que les dégâts vasculaires causés par l’aliment correspondent aux deux tiers de ceux engendrés par la cigarette pour au moins trois œufs avalés par semaine. C’est à partir de 40 ans environ que l’athérosclérose s’accélère et que la détérioration devient plus importante. Des données observées globalement, même lorsque les principaux facteurs de risque (âge, IMC, tension artérielle, diabète) ont été ajustés. Cependant, l’activité physique ou le tour de taille n’ont pas été pris en compte dans cette étude et pourraient avoir une influence.
Autrement dit, ce travail contredit les analyses précédentes qui écartaient la menace des œufs pour les taux de cholestérol. Il semblerait qu’une simple analyse de sang ne suffise pas à déterminer l’impact sur la santé.
Le cholestérol vu par photographie numérique
Une autre étude nous apprend que l’on pourrait se passer des piqûres pour estimer la cholestérolémie. Des scientifiques du Sree Sastha Institute of Engineering and Technology en Inde viennent de prouver qu’il est possible de remplacer la prise de sang… par une photographie de l’arrière de la main.
Ils expliquent dans le Journal of Medical Engineering and Informatics que le cholestérol se concentre dans les plis des doigts. Une photo capturée par un appareil numérique est comparée par informatique à des millions de clichés regroupés dans une base de données et faisant office d’étalon.
L’analyse ne renseigne que sur la valeur totale de cholestérol et non sur le détail et les différents composants (bon cholestérol ou mauvais). Pour les personnes présentant des taux élevés, la prise de sang s’impose de manière à analyser plus précisément l’échantillon. Dans le cas contraire, pas la peine d’insister : le patient n'a pas besoin d'examen supplémentaire

Cerveau

 


Le cerveau nous révèle peu à peu son architecture. Ainsi, la cartographie des régions du lobe frontal impliquées dans la prise de décision et le contrôle du comportement vient d’être réalisée avec un niveau de détail encore jamais égalé, grâce aux données recueillies auprès d’environ 350 patients atteints de lésions cérébrales.
  • Lire notre dossier pour un voyage dans le cerveau
Le cerveau est l’organe le plus mystérieux du corps humain. Il concentre tant de paramètres qu’il devient difficile de savoir la spécialisation de chaque région. Cela ne décourage pas les neurobiologistes de tenter d’établir un atlas pour se retrouver dans ce réseau très complexe.
Il existe pour cela différentes manières de procéder. Les techniques d’imagerie modernes laissent entrevoir les zones actives chez une personne et ne sont pas toujours en mesure de préciser à l’écran l’importance de chaque tâche. L’ancienne technique, consistant à corréler un déficit cognitif avec une lésion cérébrale chez un patient ayant subi un traumatisme crânien, le peut en revanche.
C’est donc ce principe qui vient d’être utilisé par des scientifiques du California Institute of Technology (Caltech) et qui leur a permis de cartographier avec une précision inégalée les régions du lobe frontal responsable de la prise de décision et du contrôle comportemental. Leur atlas est livré dans la dernière édition de la revue Pnas.
Prise de décision et contrôle comportemental : quelles différences ?
Le lobe frontal, situé à l’avant du cerveau, est une région intéressante par sa taille imposante, qui s’explique par une très nette extension en volume depuis les quelques derniers millions d’années d’évolution. C’est aussi là que se jouent certains aspects de notre cognition, notamment ce qui concerne les raisonnements complexes et les choix.
À partir de la plus grande base de données du monde en matière de lésions cérébrales et de tests cognitifs, collectés par l’University of Iowa, les scientifiques se sont focalisés sur le contrôle comportemental et la prise de décision chez 344 patients dont le lobe frontal est endommagé.
En bleu figurent les régions du lobe frontal spécialisées dans la prise de décision, le rouge se réfère au contrôle comportemental. Le cerveau de gauche est complet, tandis qu'une section vient entailler le cerveau de droite pour voir ce qu'il se passe en dessous la surface.
En bleu figurent les régions du lobe frontal spécialisées dans la prise de décision, le rouge se réfère au contrôle comportemental. Le cerveau de gauche est complet, tandis qu'une section vient entailler le cerveau de droite pour voir ce qu'il se passe en dessous la surface. © California Institute of Technology
Ces deux comportements se ressemblent mais diffèrent pourtant. Le premier pourrait notamment se résumer à la résistance à la tentation. Par exemple quand une glace au chocolat nous donne envie mais qu’on préfère enfiler son jogging et courir en songeant à sa santé plutôt qu’à son plaisir. Le second comportement se réfère quant à lui à l’action qui sera la plus bénéfique dans l’optique d’un gain. Pour quel crédit voiture opter, par exemple…
Une cartographie du cerveau plus précise
En bénéficiant de données très complètes et très précises, indispensables pour réaliser une cartographie, les scientifiques ont retracé les régions du lobe frontal impliquées dans l’un ou l’autre des comportements, qui se retrouvent dans des zones tout à fait distinctes. Un tel niveau de détail n'avait jamais été atteint.
L’analyse a pu insister sur l’importance de chacune de ces structures dans la cognition. Certaines lésions s’avèrent être sans conséquence visible sur les performances intellectuelles, quand d’autres, même plus petites, entraînent un handicap bien plus lourd.
Ces résultats présentent des intérêts certains pour des applications cliniques. Par sa position anatomique, juste derrière les yeux, le lobe frontal est l’une des premières régions à être lésée consécutivement à un traumatisme crânien reçu de face. Il serait peut-être possible d'estimer l’impact des dommages cérébraux sur le comportement de patients qui seront reçus à l’hôpital.
Quant aux auteurs, ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. La cartographie du cerveau reste encore bien incomplète. Leur prochain objectif : trouver la voie qui mène aux régions chargées de l’humeur et de la personnalité.
Source: santeinfos.blogspot.com

Gambie

 Retour à un État meurtrier ! 


 (La FIDH et la Coalition mondiale contre la peine de mort appellent l’Union africaine à délocaliser le siège de la CADHP dans un autre pays)


Yahya Jammeh un tyran qui décime la population gambienne
PARIS, France, 31 août 2012/African Press Organization (APO)/ – La FIDH et la Coalition mondiale contre la peine de mort dénoncent avec la plus grande vigueur l’exécution le 26 août 2012, selon les autorités gambiennes, de neuf condamnés à mort et appelle instamment le chef de l’État Yahya Jammeh à ne pas procéder à d’autres exécutions. L’appel à la retenue de l’Union africaine (UA), par la voix du Président Boni Yayi, n’ayant pas été entendu, nos organisations appellent l’UA à délocaliser le siège de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) , aujourd’hui situé à Banjul.

Depuis l’annonce faite par le Président Jammeh, lors d’un discours public, d’exécuter tous les condamnés à mort dans le pays, estimés à 47 personnes, avant la mi-septembre, de nombreuses ONG de défense des droits de l’Homme se sont mobilisées. Des États tels que le Sénégal, la France et les États-Unis, ou encore l’Union africaine et l’Union européenne ont également appelé la Gambie à la retenue.


Président en exercice de l'UA votre réaction est attendue
Le Président de l’UA, Boni Yayi, a notamment indiqué son inquiétude et dépêché le ministre béninois des Affaires étrangères, Nassirou Arifari Bako, afin de convaincre le Président Jammeh de ne pas procéder à ces exécutions. Malgré toutes ces exhortations, le régime gambien a confirmé lundi 27 août 2012 que 9 personnes, dont une femme sénégalaise, ont été fusillées la veille, alors que 38 autres, dont des ressortissants d’autres pays ouest-africains, restent dans le couloir de la mort.


« Cet acte odieux et meurtrier marque la reprise des exécutions dans ce pays qui connaissait un moratoire de fait depuis 1985 », a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH. « Ces exécutions confirment le comportement rétrograde et irrespectueux des droits humains du régime en place, marqué par des arrestations et détentions arbitraires, des restrictions graves aux libertés fondamentales, des violations de la liberté de l’orientation sexuelle, et des menaces récurrentes contre les défenseurs des droits de l’Homme », a-t-elle ajouté.


Pour Mabassa Fall, représentant de la FIDH auprès de l’Union africaine « ces exécutions constituent un net recul, fort regrettable pour la Gambie, à contre-courant de la tendance régionale et mondiale vers l’abolition de la peine de mort ».


« Le Président Gambien doit immédiatement revenir sur ses positions et s’assurer qu’aucun autre détenu ne soit exécuté, sous peine d’être mis au ban de la communauté internationale », a déclaré Florence Bellivier, présidente de la Coalition mondiale contre la peine de mort.


La FIDH et la Coalition mondiale appellent la communauté internationale, et tout particulièrement les Nations unies, l’Union africaine et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, à redoubler d’efforts pour empêcher d’autres exécutions dans le pays. En outre, face à l’indifférence du régime gambien, et compte tenu de la violation des dispositions des articles 4 et 5 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples – comme rappelé par la CADHP le 24 août – nos organisations appellent l’Union africaine à délocaliser le siège de la CADHP dans un autre pays du continent.
Source:African Press Organization – APO